Nos deux moteurs
Nos deux moteurs, notre corps et notre esprit , ont besoin d’être en phase (en harmonie) pour que l’ensemble ( nous-même ) puisse avancer sans trop s’épuiser mutuellement.
L’avantage de la quarantaine fut, pour moi, l’apparition de maux corporels alors que mon mental était déjà très mal en point. Tant que mon corps pouvait compenser ce fonctionnement tumultueux, cela pouvait passer, mais maintenant qu’il commence à se fatiguer, il faut que mon esprit s’occupe maintenant de lui, lui rende la pareille.
Il est vrai que depuis ma naissance, je n’ai jamais accepté mes maux physiques, je trouvais cela « anormal ». Je suis un fils des temps modernes qui ignore les problèmes du présent pour ne regarder que l’avenir, sans se préoccuper du passé ; il faut se rendre à l’évidence, le bon sens met les murs sur les fondations pour finir par le toit.
On me disait que les femmes sont plus sensibles à tout cela car confrontées plus tôt à tous ces problèmes physiques: elles ont un troisième être qui vit en elles, la procréation en temps que mère.
Pour les mères, une autre vie commence, celle de leur progéniture. Elles se focalisent sur le fruit de leurs entrailles pour parfois même les étouffer, sans le faire intentionnellement : si l’on veut qu’un cerf volant s’envole, il faut laisser du mou au « cordon ombilical » qui nous relie à lui. Rien n’est plus beau qu’un cerf-volant planant, virevoltant dans les airs. La relation qui nous raccorde au cerf-volant (une ficelle, un lien), nous sert à nous en approcher et nous en éloigner pour le réparer, le modifier, l’améliorer .Si parfois la corde cède, cela fait parti des risques, mais le laisser sur une étagère dans le garage ne servirait non plus à rien.
Chacun a ses problèmes, les mères comme les enfants. Essayer d’aider à régler les problèmes de l’autre sans son consentement peut provoquer un blocage dans les relations et l’effet souhaité s’en trouve annihilé, réduit à néant : il faut savoir laisser venir les événements, les personnes, cela découle d’une volonté (consciente ou inconsciente)